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Une histoire à découvrir....    
 
La Roche de Glun, deux fois millénaire est née sur les bords du Rhône, à proximité du confluent de l'Isère. Un gué situé à Port Six Liards permettait son franchissement.
Un rocher calcaire qui s'avançait dans le Rhône, face à Glun, vit dès le XIème la construction d'un donjon qui facilitait la perception des droits de péage. Il donna son nom au village qui se développa notamment grâce au halage des bâteaux nécessitant beaucoup de chevaux et de main d'oeuvre.

Au Moyen-Age, la Roche de Glun était une place forte importante du Viennois.
Le roi Saint Louis, se rendant à Aigues-Mortes, pour la septième croisade, en 1248, fut arrêté par Roger de Clérieux qui refusa le passage. Louis XI refusa de payer ce droit de péage institué par les Empereurs d'Allemagne et ordonna l'assaut du donjon qui dura plusieurs semaines. Le seigneur dut capituler : prisonnier avec ses hommes.

La Roche de Glun et son château furent plus tard légués par les barons de Clérieux aux comtes du Valentinois vers 1330 pour être rachetés par Humbert II, le dernier Dauphin de Vienne en 1342. Au XIIème siècle, les populations se groupent et de ce changement sont nées les chartes de franchises. En 1342, La Roche de Glun obtient sa charte et s'entoure de murs. Deux portes, celle de Saint Georges et celle de Roussillon permettent d'accéder au village. Seule subsiste la porte du Roussillon, restaurée en 1972.

En 1349, avant d'entrer dans les ordres, Humbert II cède le Dauphiné au Roi de France, Philippe VI de Valois. A partir de cette date, la ville appartient à la couronne de France et devient française. 

Les Poitiers, originaires de St Vallier, possèdaient la Roche de Glun. Diane de Poitiers favorite du roi Henri II en 1547, vécut la plupart de sa vie dans l'Eure et Loire et à la Cour de France. La Tour de Diane est probablement le souvenir d'une visite ou d'un passage.

Au début du XVème siècle, nait un mouvement politico-religieux que l'on nommera la Réforme. S'ouvre alors une période où deux clans s'affronteront : les fidèles de l'Eglise catholique et les protestants. Les guerres de religion ensanglantèrent la Roche de Glun.
Il faudra attendre l'Edit de Nantes rendu par Henri IV en 1598 pour que le calme revienne. Plusieurs familles dirigèrent la Roche de Glun : les Arlods, les Jomaron. En 1615, Jean de Jomaron acquit la seigneurie de La Roche de Glun puis la céda à son frère Ennemond en 1638. Celui-ci s'occupa activement de la Roche. En 1686, une inondation particulièrement meurtrière du Rhône envahit les champs et détruisit les récoltes. A cette époque, elle abritait 160 ménages pour un total de 640 habitants.

Avec la révolution de 1789, les citoyens de la Roche s'organisèrent et firent respecter avec énergie le nouvel ordre républicain.

Du XIVème au XVIIème siècle, on relève une grande activité : les villageois étaient agriculteurs, éleveurs, navigateurs, drapiers, orpailleurs..
La construction d'un four à chaux au lieu-dit Saint Jean, fut accordée à Barthélémy Bruyère le 1er mai 1741.

De 1814 à 1815, la population va souffrir de l'occupation autrichienne. En 1867, la commune de Pont de l'Isère est séparée de la commune de la Roche de Glun à laquelle elle appartenait.

Plus récemment, de vastes travaux entrepris par la Compagnie Nationale du Rhône ont bouleversé tout le pays (production d'électricité, irrigation, amélioration de la navigation...) Un barrage de retenue est construit à l'est du Rhône. Le fleuve dompté est contraint d'emprunter un long canal de 11 kms de long et de 130 m de large.
Grâce au plan d'eau résultant des travaux et à l'attrait du site, les touristes apprécient le calme et les plaisirs de l'eau. 


 A l'occasion des Journées Européennes du Patrimoine (18 et 19 septembre 2010)
        vous pouvez partir à la découverte du village et profiter de l'exposition dans le cadre de la Journée des Peintres et des Potiers